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Manifestation du FNDC : la tension monte à Conakry, des cas de morts signalés !

La tension monte à Conakry suite à l’appel à manifester du Front national pour la défense de la constitution. Ce lundi 14 octobre 2019, plusieurs jeunes sont sortis dans des quartiers de Conakry pour exprimer leur opposition au projet de changement constitutionnel.

La situation est très tendue dans plusieurs communes de Conakry, notamment à Ratoma et Matoto. Malgré la présence des PA, des jeunes ne se sont pas empêchés d’occuper les voiries. Des échauffourées ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants. Plusieurs personnes auraient été blessées, d’autres tués par balles réelles.

Le jeune Mamadou Lamarana Bah, (18 ans) originaire de Télémélé, a été fauché par balle au niveau de la poitrine à Sonfonia (Ratoma), avant de rendre l’âme. Au même endroit, deux jeunes auraient également été touchés par balles. Alpha Oumar Diallo âgé de 29 ans et originaire de Koubia, serait la deuxième victime. (Voir les images).

Il faut dire que les forces de l’ordre ont aussi payé les frais de cette manifestation. Des PA qui devraient servir de sécurité aux citoyens, ont été cibles d’attaques. Des agents de maintien d’ordre public ont fuit leurs postes de service. Un camion de la Gendarmerie a été caillassé avant d’être calciné vers midi apprend-t-on à Sonfonia. A Gnariwada, un PA a été complètement détruit. Au quartier Baillo Baya, le point d’appui a été saccagé. A Dar Es Salam, un jeune gendarme a été tabassé par des manifestants. Sa vie ne serait pas en danger.

Pendant ce temps, les affrontements se poursuivent dans plusieurs quartiers de la Capitale, alors que les principales activités du pays sont aux arrêts. Pas de circulation, le commerce est fermé, seules quelques motos qui font la navette sur la Route le Prince et l’Autoroute Fidèle Castro Cruz. Les cours sont plus que jamais perturbés.

Dans le quartier Hamdalaye, un point d’appui a été incendié par des manifestants très en colère. Un autre se trouvant au marché Koloma  a définitivement été calciné et détruit.

Selon nos informations, plusieurs manifestants ont été mis aux arrêtés. L’artiste Elie Kamano n’est pas resté en marge de ces vagues d’arrestations à Matoto, principal fief du parti au pouvoir.

A suivre…

Globalguinee.info

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