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Ma lettre contre les actes criminels (Par Cécé Honomo)

Mesdames et Messieurs

Avec beaucoup de constat et d’amertume, j’aimerais humblement m’adresser à vous en ces quelques lignes pour vous donner mon point de vue, vous dire mon malaise à accepter, à voir des choses qui se passent, des choses qu’on en parle moins.

Ces choses, vous les connaissez et certains d’entre vous se cachent derrière les rideaux de la coutume, de la tradition, de la religion, des croyances pour se justifier en ces termes que c’est notre tradition ! Nos parents ont toujours pratiqué ! C’est la religion qui nous recommande de le faire ! Du côté de la planification familiale, on avance des conceptions ou rumeurs  que ça cause l’infertilité ! C’est une manière pour les blancs d’interdire l’africain à devenir nombreux ou à faire des enfants. Pour les mariages précoces, vous vous appuyez sur la religion. Eh !

Les actes de viol, d’excision, de mariage précoce, de mariage forcé et des rumeurs ou fausses informations sur la planification familiale ne doivent pas être justifiés par de simples mots qui condamnent les filles et les femmes de leurs droits de choisir ce qu’elles veulent ou de s’épanouir.

Chers frères, sœurs, papa, maman, leaders

Le viol, un acte qui détruit une femme durant toute sa vie se produit dans nos communautés sans réaction de ses leaders. Imaginez un peu, qu’une fille ou femme coupe le pénis d’un homme (parent proche, mari, religieux ou communautaire, n’importe qui ! Quelle sera la réaction de cet homme, de la communauté ?

Je suppose que les gens diront que cette fille ou femme est une criminelle. Et, la justice se chargera de vite juger et d’emprisonner la fille ou la femme. L’homme et sa famille ne vont pas pardonner à cette fille ou femme pour son acte.

Et le viol ? Comment on doit traiter les violeurs ?

Chers frères, sœurs, papa, maman, leaders

Ça ne vous étonne pas lorsqu’on vous dit qu’en 2018, la ville de Conakry qui a une population de 3 000 000 d’habitants a enregistré en 3 mois 556 cas de viol. En cette année 2019, la ville de Coyah avec une population 396 000 habitants a enregistré de février à Août 42 cas de viol déclaré sachant que les problèmes de viol sont généralement étouffés par les familles. On pourrait dire qu’il y a plus de cas de viol.

Le viol est défini comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte ou surprise.

Logiquement, si une fille ou femme ne donne pas son consentement pour un rapport sexuel, cela est considéré comme un viol. D’où, un homme peut violer sa propre femme.

Chers frères et sœurs, quelle serait votre réaction si votre fille, sœur ou femme se fait violer par une personne proche ou pas de votre famille ? Allez-vous rester inactif, sans dire un mot ou ne pas punir l’intéressé ?

Pardonnerez-vous parce que c’est un maître coranique, un homme religieux ou communautaire, un oncle, votre mari, un de proche ? Ou bien allez-vous poursuivre la personne en justice pour son acte ?

Chers frères et sœurs, si un homme vous dit de pardonner, dites-lui s’il pardonnerait si on coupait son sexe ou on violait sa mère, sa femme ou sa fille. Si c’est la demande de pardon vient d’une femme, demandez sa réaction si elle se faisait violer.

Le viol est un acte criminel. C’est un crime dans la mesure le violeur supprime sa la fille ou la femme l’envie d’exister. Une fille ou femme violée est une fille ou femme meurtrie, personne qui aura perdu le sens de vivre.

Que faire, face à une fille/femme sans espoir de vivre ou violée ?

Notre action doit les permettre de regagner espoir de vivre. Cela est possible par nos voix en commençant par partager cet article et vous prendre en photo avec une pancarte sur laquelle est écrit « Viol : non aux pardons oui à la condamnation ».

Cécé Honomou

Jeune juriste, infographiste et activiste en développement communautaire

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