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Coopération Nord-Sud : Ce que demande Alpha Condé à ses partenaires japonais…

La septième Ticad, la Conférence de Tokyo pour le développement de l’Afrique, placée sous le thème « Faire avancer le développement en Afrique par les ressources humaines, les technologies et l’innovation » vient de fermer ses portes. Elle a été marquée par la présence de nombreux dirigeants africains. Le président guinéen Alpha Condé en fait partie et pour lui, les investisseurs étrangers sont toujours les bienvenus dans son pays, dès lors qu’ils y créent de l’emploi.

La Ticad a été un rendez-vous initié  afin de redynamiser la coopération entre l’Afrique et le Japon. Dans ce contexte, le pays d’archipel d’environ 3000 iles veut bien s’appuyer sur ses entreprises encore sous-représentées sur le continent, par rapport à leurs concurrentes chinoises. Mais, la sollicitation du dirigeant guinéen est claire : Favoriser le transfert des technologies en Afrique.

Pour son pays, Alpha Condé souhaite bien que des cadres guinéens soient formés dans divers secteurs au Japon, afin de reprendre la relève d’ici 2025. Et cela, dans le cadre d’un vaste programme de développement des ressources humaines pour le continent.

« Pour ce qui est des transferts technologiques, par exemple pour les barrages, nous avons envoyé des Guinéens se faire former aux barrages des Trois Gorges, en Chine, afin de pouvoir diriger les barrages que nous avons construits. S’il n’y a pas d’emploi local, surtout pour la jeunesse, cela n’aurait pas de sens de faire venir des entreprises étrangères » a confié Alpha Condé à nos confrères RFI.

Selon le locataire du palais Sékhoutouréya, il y a eu beaucoup d’investissements dans le secteur minier, mais celui-ci ne crée pas beaucoup d’emplois. Il y en a eu davantage dans l’agrobusiness, les industries légères, ou l’hôtellerie.

« Aujourd’hui, nous sommes en train de mettre sur pied des parcs industriels, et nous demandons aux entreprises japonaises de venir s’y installer. Et notre politique avec les partenaires, quels qu’ils soient, y compris la Chine, c’est de demander des transferts de compétences et de technologie. Nous n’acceptons pas que dans des secteurs ou des Guinéens peuvent être employés, on fasse appel à une main-d’œuvre étrangère » a soutenu l’ancien président en exercice de l’Union Africaine.

Le Japon, une puissance mondiale, coopère avec la Guinée depuis plusieurs années. Le pays des iles accompagne le plan de développement de la Guinée dans divers secteurs donnés.

A suivre…

Alpha DAF

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