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Bras de fer Kassory-Cellou : jusqu’où iront-ils ?

« Nous n’allons jamais être d’accord avec Kassory qui dit qu’il préfère l’ordre à la Loi. Nous n’allons jamais nous soumettre à une telle dictature. Nous continuerons à organiser les manifestations comme la Loi nous en donne l’autorisation et le droit », ce sont les propos à travers lesquels, le chef de file de l’opposition républicaine, Cellou Dalein Diallo a exprimé sa colère ce jeudi, après avoir été empêché de tenir leur marche par le Gouvernement. Les opposants ont inhalé du gaz lacrymogène et certains militants sont tombés en syncope. Ce qui a créé assez de tollés ces dernières 24 heures dans la capitale Conakry.

Depuis plusieurs semaines, l’opposition guinéenne est dans la rue. Elle proteste désormais contre la crise qui empêche les enfants à aller à l’école, l’installation des PA sur l’axe, justice pour les victimes des manifestations, mais aussi le respect de l’accord du 08 août dernier. Sauf que, le Premier Ministre et son gouvernement sont allergiques aux manifestations de rue. Ils ont décidé d’interdire toutes formes de protestations sur l’ensemble du territoire national, jusqu’à nouvel ordre. Cette situation ne semble inquiéter Ibrahima Kassory Fofana.

« Les marches comme dit l’opposition, c’est un droit constitutionnel. Mais faut-il rappeler que la libre circulation des personnes c’est tout autre un droit constitutionnel, il faut trouver l’équilibre des deux choses qui semblent contradictoire et il faut trouver le moyen de les concéder en faisant en sorte que la liberté des uns d’user de leur droit n’heurte pas celle des autres. Il nous appartient en tant que Gouvernant de gérer cela », a déclaré le chef du Gouvernement ce jeudi à la télévision nationale.

Si Cellou Dalein Diallo et ses paires dénoncent le déploiement des PA sur l’axe le Prince, le chef du Gouvernement lui, voit plutôt les avantages que cela apportent aux populations de cette zone.

« Nous assistons depuis des années à une situation inacceptable : des morts, des casses, des vandalismes violents liés aux manifestations. Alors la question de dire on ne fait rien à cause de la loi ou par le respect de la loi, on fait la comptabilité macabre des victimes. On a assisté à beaucoup des compassions aux enterrements et le lendemain on enchaine une autre marche, conséquences d’autres morts. J’étais il y a une dizaine de jours avec les femmes de l’opposition, elles m’ont fait remarquer qu’il y a des victimes toutes les fois qu’il y a marche, il y a des morts. Et on continue à marcher et il n’y a pas des sanctions. J’ai répondu que vous attendez de moi que j’autorise les marches ? Non ! Pour la paix dans la cité, la protection des citoyens, il y a lieu de freiner ces marches. Quand on parle des marches, encore une fois les manifestations civiles ne sont pas interdites mais qu’on dise marche politique ou ville morte vous savez à quoi ça conduit. Le Gouvernement va croiser les bras et ne rien faire ? Et quand il y a des dégâts on dit toujours il appartient au Gouvernement de faire des enquêtes », a répliqué le chef du Gouvernement devant les caméras et projecteurs de la RTG, avant de faire cette invite aux opposants d’Alpha Condé.

« Ce que je demande à mes concitoyens de l’opposition c’est de prendre la mesure de la situation. Il n’est de l’intérêt de personne de voir ces morts, les pleurer et ne rien faire. Notre part dans le redressement de cette situation, est de renforcer la sécurité et de limiter les marches pour préserver la paix dans la cité, les casses c’est de cela le sens de notre action », a-t-il lancé.

L’opposition reste déterminer à poursuivre ses manifestations jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. La dernière marche gazée et empêchée par les forces de l’ordre, a connu le retour du chef de file du Parti GRUP. Papy Kourouma a promis de se mêler au combat républicain en vue de combattre la tyrannie en cours.

L’opposition Républicaine, qui s’est réunie ce vendredi au QG de l’Union des Forces Républicaines, n’a pas annoncé de nouvelles couleurs de manifs.

A suivre…

Alpha Madiou BAH

(+224) 656 144 975

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